21 May 2026
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La reconfiguration des conseils d'administration dans les grands groupes africains cotés illustre une maturité gouvernementale croissante, portée par les exigences ESG et la pression des investisseurs institutionnels.
Pendant longtemps, le conseil d'administration des grandes entreprises africaines fonctionnait comme une chambre d'enregistrement des décisions du fondateur ou du dirigeant dominant. Cette réalité change, lentement mais perceptiblement, sous la double pression des investisseurs institutionnels internationaux et des régulateurs boursiers.
Les groupes cotés à Johannesburg, Lagos, Nairobi ou Casablanca font face à des exigences de divulgation ESG croissantes. Les investisseurs du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et des fonds de pension européens conditionnent leurs allocations à des standards de gouvernance qu'ils ont longtemps acceptés négocier à la baisse.
Ce mouvement produit des résultats concrets. Plusieurs conglomérats panafricains ont procédé à des séparations de fonctions PDG/Président du Conseil inédites
Reste la question de la substance : ces évolutions sont-elles cosmétiques ou traduisent-elles un changement de culture ? La réponse est hétérogène. Certains groupes ont compris que la bonne gouvernance est un avantage compétitif sur les marchés de capitaux. D'autres s'y conforment par obligation.
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N° 46
Thursday 21 May 2026
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